23 avril 2006

Lettre d’un papillon aux fleurs des champs.

Fleurs,
Belles fleurs
Mille pardons de ne pouvoir vous être fidèle
Mille pardons de ne pouvoir rester bien à l'abri de vos cages de pétales
Je pourrais bien sûr couper mes ailes et devenir insecte rampant
Mais je suis papillon et la brise qui me souffle est par trop ennivrante
Je garde de vous des parfums, des calins, des douceurs que personne d’autre ne sait donner
Seuls trésors qui me restent et que je cache au plus profond de mon coeur.
Trésors qui me visitent la nuit avec passion
Trésors que je visite avec craintes dans mes moments d’égarement
Ne croyez pas que ce soit facile de vous quitter sans vous blesser,
De m’envoler sans me blesser...
Et quand, de la haut, le hasard fait que je vous survole
Les souvenirs se ravivent, déchirent et brulent mon coeur si violemment
Qu’il me faut, tremblant, implorer le vent à plein poumon pour être emporté loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin...

Posté par BRUNITO à 21:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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